Cité Miroir

Lieu d’exception au service de la citoyenneté,
de la mémoire et du dialogue des cultures

Mardi 22 janvier 2019
19h30
Lieu : 
Espace Francisco Ferrer
Public : 
enseignants et tout public

Par Jules Jasselette, enseignant pendant 24 ans à la Ville de Liège – ancien secrétaire permanent de la CGSP enseignement, ancien président de la régionale de Liège de l’Association des Enseignants Socialistes et ancien échevin de l’Instruction publique de la Ville de Liège.

Une réforme appelée « pacte d’excellence » est largement mise en évidence positivement par les médias. Cette réforme a pour ambition (légitime) de lutter contre les inégalités à l’école, l’échec scolaire et les choix par relégation. On ne peut que souscrire à ces objectifs ambitieux et humanistes. Toutefois, la mise en œuvre révèle des incohérences, des discours mensongers, des aberrations pédagogiques que les enseignants dénoncent à juste titre : il ne s’agit donc pas d’un pacte, car les enseignants rejettent massivement cette réforme (or parler de pacte, c’est parler d’un accord) : c’est donc un « non pacte » . De plus l’examen du contenu de cette réforme met en évidence qu’elle conduira à un diminution phénoménale de la maîtrise des savoirs (particulièrement chez les enfants des classes sociales les moins favorisées) à davantage d’inégalités, à la suppression de l’enseignement technique (remplacé par une filière qualifiante adéquationniste) à une dualisation accrue du système éducatif, à un désengagement massif de la Communauté de son enseignement public (privatisation)au profit de l’école privée catholique (j’expliquerai, chiffres à l’appui, que le non pacte de non excellence, c’est un transfert de 60 millions d’euros vers l’école privée catholique) : il s’agit donc bien de « non excellence ». Jules Jasselette

 

Organisateurs

LEEP Liège avec le soutien du Centre d'Action Laïque de la Province de Liège

Tarif

GRATUIT

Réservations